Je me souviens, quand le meilleur était encore à venir..
C'est fini.
Le vide, on ne peut pas le décrire.
Juste ses effets. Me raccrocher à ma vie de con.
Impuissance. Envie de passé.
Tout recommencer, éviter les erreurs, quelles erreurs ?
Voué au vide ? Ecrit. Destin. Et toutes ces conneries. Le moindre geste est pesant.
Les yeux rivés au sol. L'indifférence à tout. Haïr les objets.
Se distraire, prendre un bouquin, regarder un film, sursis pendant une heure ou deux, puis replonger...
Tourner, tourner sans but. Nous... Quelque part, quelqu'un vit sans moi.
Le vide en ce moment, et toutes ses journées vides qui m'attendent et rien n'a d'importance, et pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
Et pourquoi n'aime t'on plus rien quand on est plus aimé ?
D'endormir, avoir envie de se reveiller, ou se reveiller avec lui à mes côtés.
Mes pleurs... entre sa porte et l'entrée de la ville, quelques pas et cette nuit ultime... déjà du passé. L'avoir vu. Plus beau encore, c'est parce-que c'est fini ?
Haïr les lieux; cette pièce de plaisir devenue hostile, inhabitée.
Partir. Parce-qu'il faut bien partir. Même si on en a pas envie. Partir parce-qu'il le faut. Que c'était insoutenable, rien ne m'appartenait plus... Lui non plus.
Et l'espoir envahissant, persistant, tapi au coin de l'âme et qu'on réprime sans pouvoir y arriver, et qu'on excère, puis qui décline de lui-même, jusqu'à la dernière seconde, jusqu'à l'adieu, jusque dans l'ascenseur.
Passer la porte. La rue. Et puis plus rien.
Le vide...
Tu as préféré ta vie de con. Le Bonheur nous aurait ennuyé. On crèvera chacun de notre côté.
Nous aurions dû la rater ensemble. Cette vie...
Lolita Pille * Hell *